CHRONIQUE DE LA DOULEUR : UN BALADO

Mon nom est Anne St-Denis, ex-chorégraphe, danseuse et professeure de stretching-danse. Depuis près de 7 ans, je suis aux prises avec la douleur chronique. Avec l’aide de mon amoureux, j’anime ce balado. Je parle de douleur chronique, mais pas seulement. Je parle de ce qui m'arrive, me passionne et me révolte. Je parle de l’expérience que j’ai acquise au quotidien dans la compréhension et la gestion de la douleur. Je parle aussi de ce que la douleur m’a apportée intérieurement et même… spirituellement. Les chemins de la réadaptation (je n'ose dire guérison) sont multiples et très surprenants. Ce balado thérapeutique a été ma planche de salut. En parlant, j’arrive à faire de mes douleurs quelque chose de constructif et de créatif. Ce faisant, j'espère encourager ceux qui souffrent de la même maladie à parler et à créer quelque chose, eux aussi. Comme l’écrivait l’un de mes auditeurs : Merci... ça fait du bien de constater qu’on n’est pas seul. La douleur chronique est une maladie qui se vit dans le silence et l’isolement. Créer pour briser le silence et l’isolement est l’une des voies menant... à la guérison. Bienvenue et bonne écoute!

Suggestions de lecture et témoignage

      Enfin, j'entends ma voix - 13 m

Je vous invite à écouter ce très beau témoignage de Jocelyne Paderi : il résume tout ce que j’ai vécu, tout ce que je pense et tout ce dont je témoigne à travers mon balado, depuis 3 ans. — Anne


À la douleur du jour

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Pour moi la douleur est comme la faculté d’entendre des sons que d’autres personnes n’entendent jamais, de percevoir des sensations qu’ils ne perçoivent jamais, de ressentir des vibrations qu’ils ne ressentent jamais. (…) Douleur et souffrance sont indissociables. Chaque douleur, chaque souffrance est totale, unique, personnelle et terrible pour celui qui la vit. Qui peut juger de ce que l’autre vit, ressent ?  (…)  Ma douleur n’est ni moins, ni plus insupportable ou supportable que celle des autres malades qui vivent un semblable calvaire. Elle est ma douleur. Je la vis à 100%. Elle fait partie de moi. Je suis la seule à la ressentir, à l’éprouver, moi seule peux l’exprimer et la qualifier, en donner les limites. C’est pour cette raison que les médecins la disent subjective, mais subjective ne veut pas dire imaginaire.
Jocelyne Paderi

Je trouve insupportable que maintenant qu’on sait, qu’on a les moyens thérapeutiques, qu’on laisse des personnes face à leurs douleurs et qu’on leur répète qu’il n’y a rien à faire, qu’il faut supporter et vivre avec. Parce que vivre sans soulagement de la douleur, ce n’est pas vivre. C’est le message que je veux faire passer.

Guide du douloureux chronique

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À ceux que la douleur accable, ce livre redonne l’espoir. Beaucoup de malades souffrent d’une douleur chronique qu’ils n’arrivent pas à gérer et qui perturbe gravement leur quotidien. Ce dialogue très accessible avec une psychologue spécialiste apporte des réponses à l’angoisse de ceux qui souffrent : retentissements de la douleur, désarroi de celui qui l’éprouve, méconnaissance médicale, lassitude des proches, sexualité perturbée. Il évoque aussi les traitements médicamenteux, l’accompagnement des consultations de la douleur, la kinésithérapie, le massage, la relaxation et l’hypnose, la psychothérapie, l’acupuncture et le thermalisme, l’adaptation de la vie de tous les jours. Cet ouvrage rend la parole aux malades et leur propose des solutions pratiques.

« La douleur chronique déchire la vie »

Pourquoi la douleur chronique « déchire toute l’existence »? Parce qu’elle n’est pas cantonnée au corps, elle a d’innombrables conséquences sur le plan individuel, relationnel et social.
David Le Breton

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