CHRONIQUE DE LA DOULEUR : UN BALADO

Mon nom est Anne St-Denis, ex-chorégraphe, danseuse et professeure de stretching-danse. Depuis près de 7 ans, je suis aux prises avec la douleur chronique. Avec l’aide de mon amoureux, j’anime ce balado. Je parle de douleur chronique, mais pas seulement. Je parle de ce qui m'arrive, me passionne et me révolte. Je parle de l’expérience que j’ai acquise au quotidien dans la compréhension et la gestion de la douleur. Je parle aussi de ce que la douleur m’a apportée intérieurement et même… spirituellement. Les chemins de la réadaptation (je n'ose dire guérison) sont multiples et très surprenants. Ce balado thérapeutique a été ma planche de salut. En parlant, j’arrive à faire de mes douleurs quelque chose de constructif et de créatif. Ce faisant, j'espère encourager ceux qui souffrent de la même maladie à parler et à créer quelque chose, eux aussi. Comme l’écrivait l’un de mes auditeurs : Merci... ça fait du bien de constater qu’on n’est pas seul. La douleur chronique est une maladie qui se vit dans le silence et l’isolement. Créer pour briser le silence et l’isolement est l’une des voies menant... à la guérison. Bienvenue et bonne écoute!

Torture au féminin : mise à jour

Bonjour tout le monde. Comme plusieurs mois ont passé depuis mon dernier billet, j’avais envie de vous mettre au parfum des nouveaux développements.

Pour commencer, depuis janvier dernier, je porte des orthèses plantaires. Suite à un examen de posture en podiatrie, il s’est avéré que mes pieds sont en ‘’hyper supination’’ c’est-à-dire qu’ils cherchent à basculer vers l’extérieur. Une piste à laquelle je n’avais pensé, preuve qu’au moment ou l’ont croit avoir épuisé toutes nos ressources, une autre possibilité nous apparaît. Ce port d’orthèses très bénéfique. Comme mes chevilles, genoux et hanches non plus à travailler constamment pour m’éviter une ixième foulure, mes douleurs au bassin ont diminués. Ajouter à ça un médicament pour douleurs chroniques, j’ai donc eu une fin d’hiver et un début de printemps vraiment bien, j’ai même recommencée à travailler, mais seulement en remplacement et ça me convient tout à fait.

Pour ceux et celles d’entre vous qui ont lu mon billet Torture au féminin, je vous informe que j’ai finalement été opéré. Début juin ils m’ont enlevé l’endomètre sous anesthésie générale et ça c’est très bien passé. Donc, en ce qui me concerne le dossier est clos. Par contre, j’aimerais ouvrir une parenthèse et revenir sur ce billet qui à suscité beaucoup de témoignage de femmes qui ont subi ce pénible examen, c’est-à-dire une biopsie de l’endomètre.

Je veux remercier toutes ses femmes qui ont eu le courage de témoigner de leurs expériences. C’est un partage humain incroyable qui m’a fait chaud au cœur même si à chaque fois que je vous lisais j’étais profondément attristée et en colère de voir que peux importe l’endroit ou nous vivons, cet examen se passe de la même façon cruelle et inadmissible. Continuons de nous faire entendre, si nous refusons toutes de passé cet examen sans anesthésie, ils n’auront pas le choix de s’ajuster. Alors donnons nous le droit de parole.

Nous voilà donc rendus fin juin. Je me remets un peu plus difficilement d’une chirurgie pour un ongle incarné. Oh là là, pas facile celle-là! Un mois complet sans être capable de mettre de chaussure fermée, donc pas d’orthèses. Les douleurs au dos ce sont remises de la partie…

La vie n’est pas une ligne droite et ce n’est jamais facile de ce retrouver sur l’accotement. Le soleil brillait à l’extérieure, il faisait chaud sauf que le mois de juin m’ayant mis les épaules au tapis, je n’en ai pas profité et ça m’a amenée à la dure réalité que tout n’est pas gagné.

A la fin de l’hiver, lorsque j’étais dans un sursis, je me suis demandé de quoi j’allais bien pouvoir parler dans mes billets alors que mes douleurs avaient grandement diminué? Après tout, c’est un blogue sur la douleur chronique. Étrange tout de même, vous ne croyez pas? La douleur et la souffrance ne sont pas les seuls moteurs de création. Bien entendu, c’est un fichu de bon fil conducteur et c’est très libérateur de partager, mais mon questionnement a laissé planer dans ma tête que sans la douleur je n’avais plus rien à dire. Évidemment il n’y a rien de plus faux. Par contre, ça m’a fait prendre conscience qu’un retour du balancier, même pour le mieux, nous mets dans un état de déséquilibre.

Eh bien voilà, nous sommes au début de l’automne, le reste de mon été c’étant passé dans l’a récupérations de mes deux chirurgies. J’espère qu’à partir de maintenant mon état ce stabilisera et que je pourrai profiter de cette magnifique saison.

La vie est imprévisible, la grande majorité du temps. Une journée tout va bien et le lendemain c’est le bazar sans aucune raison apparente. Alors ont ce pose cette maudite question : qu’est-ce que j’ai bien pu faire hier pour avoir si mal aujourd’hui? Et si ont arrêtait de se la poser, cette satanée question? Juste prendre la vague et attendre qu’elle ce calme. En tout cas, c’est ce que j’essaie de faire depuis quelque temps et je m’en viens bonne.

L’Avenir, fantômes aux mains vides, qui promet tout et qui n’a rien.
Victor Hugo


C’est une très grande joie pour moi d’accueillir sur mon blogue, à titre de blogueuse invitée, ma grande amie Man♥n.
Anne

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